Le Rocher Hargneux
Le Rocher Hargneux l’a vu,
Qui suis-je ?
Je suis habitante, ici, sans voisin ni voisine
Mon odeur est fine, et mon linceul liquide
L’épaisseur de mes traits n’a pas de fond
Je suis là devant vous, sans jamais être la même,
Les courants du Fromveur sont mes entrailles,
Les phares plantés ici et la sont des objet de jouissances
Ornés de rosaces cirées par les hommes-gardes, le long
Des nuits longues et tremblantes, volonté d une patine à genou
A garder propre et luisante comme un grigri en acajou;
Lisse, lisse, pour me montrer que je ne suis pas LA Plate,
Entendre mon homme phare compter sur le carnet de bord
Mes mille assauts implacables sur son corps meurtri
Monter l escalier en colimaçon jusqu au cerveau
Où, pour l’instant j’ explose en multiples embrunies
Où, je concentre sur lui en mes multiples amours
« Si ne je ne vains pas votre verticalité, j entrerais en vous
Pour m engouffrer par l escalier jusqu à votre cellule.
Eclater mon écume blanche contre votre visage. »
« Soldat de l’abîme, reste là avec moi, dans l hôtel incongru
Entourés de cardinales hurlantes… »
Marc LE 20 02 2004
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