quand des lettres font les mots qui font les lettres.
un parfum entêtant mouillé d acide
corrosion dévoilant le vide
au fond un abîme
ou la canopée d'une cime
étêtée par la foudre
la cimaise sans tableaux
attend son hôte en silence
jusqu’à entendre César
déformation des minutes en mois
le sablier a perdu son sens
ses graines s envolent
écrivant dans l'air les mots
dans quelle ère dans quel temps ?
dans quel instant ? qu'arrache un coup de vent
quand les hectopascal chutent
que le givre se dépose
à quoi bon la lutte
la mer sans cesse se creuse
pour y découvrir
ses entrailles amères
et nous baigner de sa fange aqueuse
enfoui dans le ventre des vagues
roulés par le ressac de l'âme océane
nous en devenons enfants
naïveté regard blanc bleu sur le sable mouillé
à l'inconsciente incertaine
à l'oubli infantile si facile
et aux émotions pures et puériles
les tonneaux roulent au fond de ma pensée
de part et d'autre de cette cale sombre, détachés
mélange de rhum et de mazout
de pétrole rouge, en ais-je assez pour ma route ?
pour suivre la vague vagabonde
ou sombrer dans l'onde moribondePoème co écrit avec Fabienne.