La terre comprime les os souillés,
Rebuts de la vie quand elle s en va 
La vapeur s échauffe à la fermentation 
nuit narrative pour  nous montrer 
la flamme étendard qui s'échappe 
comme le râle d une carcasse morte
Molle et hurlante la chaleur froide
éclaire le minois fantomatique des 
falots qui guettent, des malades aussi
Les hordes de la pourriture se vautrent 
dans l'idée du corps qu'elle aura encore 
retourné au petit matin, cette charogne 
vivante existe encore dans ce terreau fertile
les feuilles noires viennent s'y plaquer 
contre la peau et le vent souffle, corrosion 
dévoilant le  vide, comme l'ivoire s affaisse 
dans sa tombe, la chose s'aplanit davantage
en  un feuilleté funeste. Le navire école 
de la mort s immobilise dans la vase le temps 
lui laisse encore quelques semaines avant 
de lui ôter son contours.

Publié dans : Poesie
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