Partager l'article ! L'amirauté des anges: Pour te réchauffer, J’ai soufflé sur la braise orange Pour briser en éclat ...
Pour te réchauffer,
J’ai soufflé sur la braise orange
Pour briser en éclat la glace bleutée.
J ai dérangé toute l’amirauté des anges
Pour que file le linceul noir de la nuit
Pour te réchauffer,
J’ai dessiné au pinceau sur ton visage
Des nuances de roses non écloses
Je t’ai réanimé, de mon corps vers ton corps
Avant que la distance ne fasse trembler le port
Pour te réchauffer,
Enlacé dans les vasques la brume matinale
Et par la houle qui parchemine l’horizon.
Les voiliers glissent sur l’abime profond
Jetant par-dessus bord d’étranges visions.
Pour te réchauffer,
Je t’ai parlé seul, ma petite morte, cohorte
De mots, bataillons de syllabes, finalement vains
Il n’est à présent que nos souffles mécréants
Nous préparant à la longue apnée du néant…